Plantes ligneuses
Les arbres

Une Conférence de Catherine Lenne
du 29 mars 2019


Arbres (Pinophyta / Angiospermes) -
Un arbre panchronique/relicte -
Arbustes - Arbrisseaux - Sous-arbrisseaux -
Plantes sous-frutescentes - Lianes -



Sens, Parc du Moulin à tan, 9 mars 2014


Les arbres

Ils nous intéressent, même n'étant plus sauvages
(car cela fait des millénaires que la forêt primaire a disparu de France)
et la génomique est une technique très employée en sylviculture.

  • de 1ère grandeur -- 30 à 50 m
  • de 2e grandeur ---- environ 20 m
  • de 3e grandeur ---- 10 à 15 m

Les arbres ont des grandeurs variables, mais ils ont également un port particulier dit port arborescent car ce sont leurs bourgeons situés les plus haut qui entraînent leur croissance verticale, ce que l'on nomme acrotonie.

À écouter :
Arbres, plantes, fleurs : la galaxie végétale

Pour rester verticaux les arbres sont amenés à corriger leur éventuelle inclinaison, ceci grâce à un type de bois particulier que l'on nomme bois de réaction, un bois différent selon que les arbres appartiennent à la Division des (Gymnospermes) Pinophyta ou à celle des Angiospermes, d'où notre classement suivant, avec un arbre "à part", le Ginkgo biloba.



Division des (Gymnospermes) Pinophyta


Pour retrouver leur verticalité, ces arbres développent
un bois de réaction dit bois de compression



Création Meriem Fournier

Araucaria araucana (Molina) K.Koch.
Pehuén
Cedrus atlantica (Manetti ex Endl.) Carrière
Cèdre de l'Atlas
Pinus nigra J.F. Arnold subsp. nigra
Pin noir, pin noir d’Autriche
Pinus pinaster Aiton
Pin maritime
Pinus strobus L.
Pin de Weymouth, pin du Nord,
pin blanc du Canada
Pinus sylvestris L.
Pin sylvestre
Pseudotsuga menziesii (Mirb.) Franco
Sapin de Douglas, pin d'Orégon
Taxus baccata L.
If, if commun




Division des Angiospermes


Pour retrouver leur verticalité, ces arbres développent
un bois de réaction dit bois de tension
au comportement paradoxal.



Création Meriem Fournier

Acer campestre L.
Érable champêtre
Acer platanoides L.
Érable plane
Acer pseudoplatanus L.
Érable sycomore
Aesculus hippocastanum L.
Marronnier d'Inde
Alnus glutinosa (L.) Gaertn.
Aulne glutineux, verne, vergne
Betula pendula Roth
Bouleau pendant, bouleau pleureur,
bouleau verruqueux
Carpinus betulus L.
Charme
Castanea sativa Mill.
Châtaignier
Cercis siliquastrum L.
Arbre de Judée, gainier
Crataegus germanica (L.) Kuntze
Néflier d'Allemagne
Fagus sylvatica L.
Hêtre, fayard
Fraxinus excelsior L.
Frêne élevé, frêne commun
Juglans nigra L.
Noyer noir
Juglans regia L.
Noyer
Malus sylvestris Mill.
Pommier sauvage
Populus alba L.
Peuplier blanc, peuplier de Hollande, peuplier argenté
Populus tremula L.
Tremble, peuplier tremble
Prunus avium (L.) L.
Merisier, cerisier des oiseaux, cerisier sauvage



  


Photos © Claire Martin-Lucy - Lac Sauvin, 25 mars 2019

Lorqu'ils commencent à germer les glands des chênes ont eu une priorité :
eau et sels minéraux leur étant nécessaires,
ils enfoncent sous terre leur pivot, puissante et longue racine verticale. Ensuite ils peuvent s'occuper de leurs tiges.
Alors ? Chêne sessile ou pédonculé ?

Quercus petraea (Matt.) Liebl.
Chêne sessile, chêne rouvre
Quercus robur L.
Chêne pédonculé
Quercus rubra
Chêne rouge d'Amérique
Avec ou sans préoccupations botaniques, comment ne pas admirer, dans le beffroi de la cathédrale de Sens, le bois des chênes (ces Quercus de la famille des Fagaceae) d'une forêt aujourd'hui disparue sur le plateau du Gâtinais, celle de Fouchères, une petite commune qui doit son nom aux fougères ?
Robinia pseudoacacia L.
Robinier faux acacia
Salix fragilis L.
Saule cassant, saule fragile
Sorbus aria (L.) Crantz
Alisier blanc, alisier de Bourgogne
Sorbus aucuparia L.
Sorbier des oiseaux, sorbier des oiseleurs
Sorbus domestica L.
Sorbier, cormier
Sorbus latifolia (Lam.) Pers.
Alisier de Fontainebleau, sorbier à larges feuilles
Tilia cordata Mill.
Tilleul des bois, tilleul à feuilles en cœur,
tilleul à petites feuilles
Tilia platyphyllos Scop.
Tilleul à grandes feuilles, tilleul à larges feuilles
Ulmus laevis Pallas
Orme blanc, orme pédonculé
Ulmus minor Mill.
Orme champêtre, ormeau






Division des Ginkgophyta



Ginkgo biloba L., 1771

Pour retrouver sa verticalité, cet arbre développe
un bois de compression



Création Meriem Fournier

Ci-dessous, loin d'Auxerre, au mois d'avril,
cônes polliniques (microstrobiles) de Ginkgo biloba mâle,
une espèce d'arbre dite
panchronique par certains,
relicte par d'autres.

Tandis qu'au mois de novembre, à Auxerre,
comme du temps de Goethe, ce grand arbre,
un Ginkgo biloba femelle,
n'aura jamais de fleurs et donc jamais de fruits, seulement des ovules,


mais en Automne il nous offre ses milliers de feuilles d'un jaune somptueux ...





Auxerre, 12 novembre 2011

... Il n'est pas sauvage mais mieux vaut s'abstenir de toucher sans précaution, bien que tombés par terre, ses ovules mûrs (dits noix) et leur sarcotesta charnue à l'odeur si particulière et si tenace, parfois allergisante...

... qui protège si bien l'amande (son œuf en fait renfermant un curieux embryon, car il n'a pas de graine et donc pas de dormance possible) que connaissait déjà l'empereur chinois Chen Nong plus de deux mille ans avant notre ère.

Les vieux Ginkgo biloba font des "chichi" の乳 (mamelons),
des イチョウの乳 au Japon et des 石钟乳 "zhong-ru" (stalactites) en Chine.
En français, si les "chichi" se développent à la base de l'arbre, ce sont des troncs secondaires, sinon ce sont des excroissances.



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