Dans l'Yonne
- Très commune. C'est une plante pionnière non pas dioïque mais trimonoïque (d'ou certainement un de ses noms devenu synonyme : Mercurialis ambigua L.f., 1762), antérieurement dite polygame.
- Mode de vie : annuel.
- Période de floraison approximative :
Juin-Juillet-Août-Septembre-Octobre.
- Habitat : Cultures, décombres.
- Tailles :
20 à 60 cm
Fleurs à l'aissellle des feuilles :
- mâles apétales groupées en glomérules formant un épi grêle assez longs de ± 3 cm.
- femelles subsessiles (= aux pédoncules très courts), toutes petites de ± 2 mm avec leurs deux stigmates velus surmontant l'ovaire.
 |  | | Fleurs femelles, 6 mai 2016 et 22 novembre 2020 |
- Fruits : capsules de 3 à 4 mm, bicoques puisque composées de deux méricarmes contenant chacun une graine (ce qui est une exception chez les Euphorbiaceae à capsules toutes tricoques). Hispides et même couvertes de tubercules à pointes poilues.

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Origine supposée des noms
- générique : plante dédiée à Mercure qui, selon la légende, en fit connaître les propriétés.
- spécifique : annua, adjectif latin signifiant "qui revient chaque année".
Détails caractéristiques
- Sa racine est pivotante.

- Ramifiée dès sa base, contrairement à M. perennis qui n'a qu'une seule tige non ramifiée, sa tige est quadrangulaire.
- Ses feuilles sont opposées et dentées.

Dentées, il ne faut pas les confondre avec celles des pariétaires qui, de loin, peuvent leur ressembler malgré leurs marges entières.
 Dans une rue de Courbevoie (Hauts de Seine) - 22 novembre 2020
- C'est une plante dioïque dont les fleurs mâles sont en épis de glomérules.
Leur préfloraison est valvaire et leur pollen, aux grains de taille moyenne, peut être allergisant.


- Les fleurs femelles, axillaires et subsessiles, de couleur plutôt vertes. Porteuses des graines qui seraient plus toxiques que le reste de la plante, leurs pieds seraient donc plus toxiques que les pieds mâles.
- Contrairement aux autres euphorbiacées, les mercuriales n'ont pas de latex.
Histoire
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