FILIPENDULA ulmaria (L.) Maxim. Reine des prés, spirée ulmaire, filipenduleDans l'Yonne
- Très commune.
- Mode de vie : vivace.
- Période de floraison approximative :
Juin-Juillet-Août.
- Habitat : Prés humides et fossés, bord des eaux, lieux humides.
- Tailles :
60 à 120 cm
4 à 10 mm, en corymbes de 5 à 25 cm.
Origine supposée des noms
- générique : filipendula, pendue à un fil. Une allusion à ses rhizomes reliés par des organes très fins.
- spécifique : ulmaria car elle pousse souvent à côté des ormes (Ulmus en latin).
Détails caractéristiques
- C'est une espèce mésohygrophile présentant un rhizome rampant donnant naissance à de nombreuses racines bien visibles ici ou là.
- Sa tige rougeâtre élevée ne se ramifie que dans sa partie supérieure.
 Marais de la Vallée du Branlin - 12 avril 2014
- Ses feuilles discolores.

- Ses petites fleurs regroupées en fausses-ombelles (corymbes), dont les étamines sont beaucoup plus longues que les pétales.

- Les pistils se composent de carpelles contournés donnant des akènes spiralés.

- Ces akènes sont à l'origine du nom, devenu son basionyme, que Linné avait donné à cette plante : Spiraea ulmaria.
SPIREA
Dans les prés reine est l'aspirine les ronces et les potentilles voisinent la rose suit l'églantier comme le prunier le pêcher l'abricotier et l'amandier le cerisier les senelles sont d'aubépine comme des sorbiers les sorbes comme les poires comme les pommes et les bibasses et jaillit le laurier-cerise et le bois de Sainte-Lucie dont on fait les tuyaux de pipe
mais voici l'industrie chimique et l'on oublie la spirée
in BATTRE LA CAMPAGNE (1968), recueil poétique de Raymond Queneau (1903-1976)
- C'est une plante qui peut s'autoféconder avec son pollen de petite taille.
- Au Printemps, une chenille lui est souvent inféodée, celle d'un papillon nommé le Petit Jaspé lilas ou le Nacré de la Sanguisorbe, Brenthis ino (Rottemburg, 1775).
 Auxerre, île de l'AJA - 28 août 2012
- De longue date, Filipendula ulmaria, la reine des prés, était utilisée pour ses propriétés que l'on disait antiphlogistiques, c'est-à-dire anti-inflammatoires.
En 1835, le chimiste allemand Karl Löwig (1803-1890) montre que l'acide spirique, extrait de la reine-des-prés, est chimiquement identique à l'acide salicylique, extrait de l'écorce de Salix alba L. et déjà synthétisé en laboratoire, mais il ne s'agit pas là de l'acide acétylsalicylique de l'Aspirine dont le nom a été finalement forgé en 1899 avec le préfixe A(acétyle) + spir, de Spirsäure qui signifie reine des prés en allemand, l'acide spirique-salicylique étant précurseur de l'acide acétylsalicylique + -in, un suffixe courant pour les médicaments vers la fin du XIXe siècle.
Ses sommités fleuries sont actuellement inscrites à la Pharmacopée européenne.
Nombre d'espèces icaunaises dans le genre
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