Plantes ligneuses

Sont dites ligneuses
des plantes qui présentent certaines propriétés du bois
qui se dit lignum en latin.

Les ARBRES : Acrogymnospermae et MagnoliopsidaUn arbre panchronique/relicteArbustesArbrisseauxSous-arbrisseauxPlantes sous-frutescentesLianes

 

Dans la forêt sans heures
On abat un grand arbre.
Un vide vertical
Tremble en forme de fût
Près du tronc étendu.
Cherchez, cherchez, oiseaux,
La place de vos nids
Dans ce haut souvenir
Tant qu’il murmure encore.

Jules Supervielle (1884-1960)
in Le forçat innocent




En 1701, un Icaunais célèbre avait écrit, dans ses Oisivetés, un Traité de la culture des forêts. Il s'agit de Sébastien Le Prestre de Vauban (1633-1707).




Une abatteuse. Matériel très efficace.
Le bon usage que l'on peut en faire est de la responsabilité de qui la conduit.


Blannay, 28 février 2019
Photos © Jacques Lucy

Un film documentaire à voir : "Le temps des forêts"



Les plantes ligneuses présentent donc certaines propriétés du bois qui se dit lignum en latin. Ces plantes ligneuses ont généralement une écorce et des modèles architecturaux mais les arbres n'en sont pas les seuls représentants et d'autre part il est évident que leur croissance est continue et que leur attribuer une taille n'est sans doute pas très approprié.


Automne 2018
Photo © Claire Martin-Lucy

Il est certainement impossible de trouver des arbres vraiment "sauvages" dans l'Yonne car déjà 5 000 ans avant notre ère l'Homme intervenait sur les forêts. Et si l'origine des forestiers est inconnue, elle est certainement antérieure à Charlemagne, puisque de son temps apparaissent les premiers fonctionnaires chargés de la surveillance du domaine forestier royal ainsi que des gardes forestiers nommés forestarii. (Cf.  G. Plaisance).

Près d’un quart de l'Yonne est couvert par la forêt et la forêt couvre 31 % du sol de la France. Ce n'est pas l'arbre, c’est la forêt, dans toute sa complexité, qui fait le puits de carbone. La forêt française ne capterait qu'entre 12 et 14 % des émissions de CO2 du pays, un résultat obtenu par des calculs très compliqués. Comme partout, les forêts, les tourbières (et les puits océaniques de carbone) ne suffisent donc plus à absorber les émissions humaines de CO2.

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Qui est et où est ce mystérieux Coureur des Bois ?

Pour en savoir plus :

Un autre regard sur la forêt

En lisant Sciences et Avenir - Juillet 2015 - N° 821
pp. 30-31, nous apprenons que :
  • Selon Hervé Le Bouler de l'ONF [...] le paysage commence à changer radicalement [...] dans le futur, ce changement pourrait s'effectuer au niveau d'Auxerre. Le front méditerranéen va remonter.
  • Le "débourrement" des hêtres qui se produisait naguère dans la seconde quinzaine d'avril est déjà passé à la première quinzaine. Plus précoces, les feuilles de chêne apparaissent début avril...

  • Le "Wood Wide Web" ou l'intelligence branchée des arbres.
  • Forêts : une ressource à sauvegarder
    Une émission (Grand Reportage) à écouter

 


Parfois les plantes ligneuses présentent une harmonie musicale (leur permettant d'émettre simultanément plusieurs sons différents) comme celle des épicéas et sapins de résonance ou celle des érables ondés.
Cf. Bois de musique : la forêt berceau de l'harmonie.




À écouter :

Des arbres et des hommes
     (1)         

Et en musique :


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(1) Dans l'Yonne pas d'arbre à loques dans les vieilles croyances, mais du temps où les campagnes étaient comme aujourd'hui des déserts médicaux...

[...] le fiévreux enveloppait les rognures d’ongles de ses pieds, se rendait dans un bois, sans parler à personne, pratiquait avec une vrille un trou dans le premier chêne qu’il rencontrait, et y introduisait le papier ou le linge, en ayant soin de le cheviller fortement. Il revenait, toujours en silence, au logis, et quand il avait récité un Pater et un Ave, qu’il s’était signé trois fois, il était guéri, car la fièvre était enfermée dans le trou avec les débris d’ongles.
Le folk-Lore de la France. La faune et la flore. Paul Sébillot (1843-1918). Éditeur : E. Guilmoto (Paris), 1904-1907, page 414-415.


Au mois de mai,
sur quel arbre verrez-vous cette petite amphore verte
à l'épiderme externe poilu-glanduleux,
de ± 9 mm de diamètre et haute de ± 13 mm,
ornée à son sommet de deux stigmates papilleux étalés en panache ?

Une amphore en fait paroi d'un ovaire
(partie du pistil qui renferme l'ovule)
qui deviendra le péricarpe, dont l'épiderme deviendra l'épicarpe,
d'un fruit entourant une graine comestible.
Quelle graine ?


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Mise à jour : novembre 2022
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