Les feuilles

Leurs formes...parfois surprenantesLeur importanceLeur complexité

Les formes des feuilles

L'observation attentive de la forme des feuilles peut aider à la détermination des plantes n'ayant pas encore ou n'ayant plus de fleurs. Mais cette observation peut s'effectuer de plusieurs façons selon ce que l'on va regarder ou observer car :

L'aperçu ci-dessous
(incomplet mais que vous pourrez compléter)
s'intéresse à la forme des feuilles
en faisant abstraction de leur échelle de grandeur.

Feuilles squamiformes

en forme d'écailles, comme celles de l'Araucaria araucana

Feuilles simples

Elles peuvent être découpées en plusieurs lobes de formes différentes :
  
et parfois être roncinées (ou runcinées),
ce que de Candolle nommait curieusement en rondache (runcinatus), adjectif qu'il définissait comme étant oblong et pinnatifide, ayant les lobes aigus dirigés vers la base, alors qu'antérieurement Bulliard écrivait bien dans son Dictionnaire élémentaire de botanique...

Feuilles composées

Imparipennées
Paripennée
Biternée
Feuilles simples et composées à compléter avec Linné au TAB. I et pages I et suivantes de son Hortus Cliffortianus

Formes des limbes des feuilles

Aciculaire
Asymétrique
Caréné
Ayant une nervure centrale saillante et bien visible sous le limbe, rappelant la carène d'un bateau, tandis que vue de dessus cette nervure évoque une gouttière rigide, comme le limbe des feuilles de Scirpus sylvaticus, par exemple.
Disséquée
Lancéolée
Ayant une forme de lance et donc plus longue que large. 
Lyrée
Les limbes qui bordent toute la longueur du pétiole sont de tailles et de formes variables, formant des lobes dont le terminal est bien plus grand que les autres.
   
Obovale
En forme d'ellipse dont la plus grande largeur est dans sa partie supérieure.
Les limbes peuvent également être deltoïdes, elliptiques, falciformes, flabellés : en forme d'éventail, comme ceux des feuilles du Ginkgo biloba par exemple.

Paris, Parc Montsouris, 28 octobre 2025
Ils peuvent aussi être fusiformes, laciniés, lancéolés, linéaires, oblongs, orbiculaires, ovoïdes, panduriformes, peltés, réniformes, rhomboïdaux, spatulés... ou pédalés comme dans le cas de la feuille d'Helleborus foetidus ci-dessous :
Sur une même plante, les formes des limbes des feuilles peuvent être variables :

(à suivre)

Formes de la base des limbes

Atténuée
Cordée
(à suivre)

Formes du sommet des limbes

Mucronée
Obcordée
(à suivre)

Insertions du limbe sur la tige

Décurrente
Embrassante (ou amplexicaule)
Pétiolée
Sessile
(à suivre)

Marges des feuilles

Dentée
(à suivre)

Degré d'échancrure

L'échancrure étant une entaille naturelle occupant le sommet ou la base d'une feuille tout en n'atteignant jamais la moitié de son étendue, ce degré prend en compte le type de nervation des feuilles et on parlera de feuilles pennati..., pennatilobées, pennatifides, pennatipartites, pennatiséquées. Ou bien de feuille palma..., palmatilobée, palmatifide, palmatipartite et palmatiséquée. Etc... selon les nervations observées.

Types de nervation des feuilles

On peut observer les nervures, surtout les secondaires, tertiaires, quaternaires, puis les nervilles et les nervilles ultimes car le trajet de certaines d'entre elles par rapport à la marge, est digne d'intérêt (ne serait-ce que pour comprendre le comportement mécanique des feuilles).
Ces nervures n'ont pas qu'un rôle mécanique car elles contiennent de fins tuyaux qui permettent le transport de l'eau et celui des sucres fabriqués par les cellules.
Les botanistes ont donné des noms particulier aux types de nervation, comme par exemple, parmi tant d'autres :
la nervation brochidodrome
des feuilles dont les nervures secondaires (tertiaires, quaternaires) s'anastomosent, se rejoignent en boucles sans atteindre la marge
(du grec βροχiς, la boucle, et δρομος, le chemin, le trajet)

la nervation craspedodrome
des feuilles dont les nervures secondaires s'ouvrent sur la marge
(du grec κρασπεδον, la marge, et δρομος, le chemin, le trajet).
la nervation eucamptodrome
des feuilles dont les nervures secondaires s'ouvrent elles aussi, mais dans le limbe en formant une courbe avant d'avoir atteint la marge
(du préfixe grec ευ-, véritable, de καμπτoς, s'incurvant, faisant une courbe, et δρομος, le chemin, le trajet).

Et la nervation peut également être acrodrome, actinodrome, campylodrome, dichotome (= dichotomique) comme celle des feuilles du Ginkgo biloba, dictyodrome, hyphodrome, palinactinodrome, parallelodrome... Tous ces adjectifs cachent des formes que vous pourrez découvrir en feuilletant ce Manuel d'Architecture des feuilles (en anglais).
Cependant la nervation peut s'observer et se caractériser autrement.