CORYDALIS solida (L.) Clairv. Corydale solide, corydale bulbeuseDans l'Yonne
- Assez rare et menacée par les enrésinements sans discernement.
- Mode de vie : vivace.
- Période de floraison approximative :
Mars-Avril.
- Habitat : Haies, cultures, lisières de bois sur sols argileux pauvres en calcaire.
- Tailles :
20 à 30 cm
± 20 mm.
Origine supposée des noms
- générique : du grec κορυδαλλός (corydallos), alouette.
Le long éperon de ses corolles rappelle :- soit le doigt postérieur de l'alouette,
- soit la fleur du pied-d'alouette, Delphinium des jardins.
- spécifique : adjectif latin en rapport avec la dureté de ses bulbes, d'ailleurs remarqués par Linné qui lui avait donné le nom de Fumaria bulbosa avant que son élève Jakob Friedrich Ehrhart (1742-1795) remplace ce bulbosa par solida.
Synonymie récente
- Fumaria solida Ehrh., 1791
Détails caractéristiques
 Pouvant occasionner des paralysies, c'est une plante à l'odeur étrange sans doute due à ses substances vénéneuses (ayant donné son nom à une espèce de champignon : Inocybe corydalina Quélet, l'inocybe à mamelon vert).Elle contient des alcaloïdes bioactifs comme l'allocryptopine, la corydine et la corydaline, désormais étudiés car ils pourraient être sources d'analgésiques efficaces et plus sûrs face à la crise des opioïdes, la protopine, etc.).
- Elle a des bulbes pleins profondément enracinés (contrairement à Corydalis cava, la corydale creuse, que l'on ne trouve pas dans l'Yonne), et des tiges non ramifiées munies d'une à trois écailles ovales-oblongues à leur base.
 |  |
- Ses feuilles, composées de 3 folioles à la fois dentées et lobées, changent de forme au moment de la floraison.
- Ses bractées sont digitées.

- Ses inflorescences en grappe terminale ont des fleurs protandres avec deux sépales et des corolles à liséré bleu.
- L'éperon allongé de ces corolles présente, vers son milieu, des glandes allongées (nectaires) sécrétant un nectar attirant les reines du genre Bombus qui le perforent au profit ensuite d'osmies, de bombyles et de syrphes, tandis qu'Apis mellifera préfère les grains de pollen de ses 6 étamines soudées par leurs filets.
 |  | | Vallée du Cousin, mars 2010 |
Nombre d'espèces icaunaises dans le genre
|