Anthemis cotula
L., 1753
Maroute, camomille puante
Famille des Asteraceae
(Compositae)

Tribu des Anthemideae
Sous-famille des Asteroideae
Ordre des Asterales
Clades des Campanulids / Asterids / Pentapetalae / Gunneridae / Eudicotyledons

--- Espèce végétale déterminante ZNIEFF en Bourgogne ---
ANTHEMIS cotula L.
Maroute, camomille puante

Dans l'Yonne

  • Rare et dispersée.
  • Mode de vie : annuel.
  • Période de floraison approximative :
    Juin-Juillet-Août-Septembre-Octobre.
  • Habitat : Moissons, champs cultivés et dans des milieux indépendants des activités agricoles, voies vertes, par exemple, car elle s'adapte à une grande diversité de types de sols et de conditions environnementales.
  • Tailles : 2 à 50 cm
     Capitules de ± 20 mm.

Origine supposée des noms

  • générique : nom de plante déjà employé par Pline l'Ancien, dérivé de ἄνθημα (anthêma), fleurs, latinisé avec le suffixe -is.
  • spécifique : épithète dérivée du grec κοτύλη (cotula), cotyle, récipient servant de mesure d'une contenance de 0,25 l. Du temps où les vases antiques grecs inspiraient les taxonomistes, quelle forme avait donc ce cotyle ?

 

  • Son nom de maroute aurait une étymologie compliquée : passant de maroutte en 1564 à marouette en 1868, issu, par aphérèse, de l'ancien français amerote provenant du bas latin amalusta «camomille puante» et du latin médiéval amarusta, amarusca, sous l'influence du mot amarus «amer»...

Détails caractéristiques

 Mal Olor - Guayacán Orquesta

  • Son odeur fétide était, pour les sociétés agricoles traditionnelles, une protection tant pour la terre et les hommes que pour leurs récoltes, repoussant parasites et insectes nuisibles, et même rats et puces lorsqu'on frottait cette plante sur le sol et les murs des greniers.
    En d'autres temps, elle fut même considérée comme l'indice d'un "principe stimulant fort intense" qui justifiait son usage médical.


    Extrait d'un ouvrage d'Achille Richard (1794-1852) intitulé :

    Botanique médicale, ou Histoire naturelle et médicale des médicamens, des poisons et des alimens, tirés du règne végétal. Première partie, publiée en 1823, page 374.

    Mais ce n'est plus le cas en 2026 car, dans certaines régions, on considère qu'elle provoque des dermatites et des irritations oculaires chez l'homme ainsi que des éruptions cutanées et des irritations buccales chez les mammifères domestiques. Cette camomille puante altèrerait également le goût du lait des vaches si elle se retrouvait dans leur fourrage.

  • Ses tiges, glabres ou à poils épars, sont très rameuses.
  • Feuilles sessiles, limbe à divisions linéaires très fines dès le stade de la plantule, à poils épars raides et blanchâtres sur la face inférieure.
  • Petites écailles transparentes, dites paillettes, dans le réceptacle mais seulement entre les fleurons tubulés.
  • Ce n'est qu'avant l'épanouissement de ses fleurons que le capitule est plat. Il devient conique ensuite.
  • L'ornementation de la structure de la surface de ses grains de pollen les font classer parmi les echinates (comme ceux du tournesol). C'est une plante qui, grâce à sa longue période de floraison, attirererait des pollinisateurs généralistes mais également des pucerons.
  • Ses fruits, qui sont des cypsèles, contiennent des graines à parois verruqueuses qui, selon les conditions du milieu, se compteraient par milliers et pourraient demeurer viables jusqu’à 25 ans !

Nombre d'espèces icaunaises dans le genre

  • ANTHEMIS : 2.  avec A. arvensis, un temps très très rare avec une seule station, mais revue en 2020.

    Les vieux livres citaient, en 1922 notamment, Anthemis tinctoria, mais cette fleur est désormais nommée Cota tinctoria (L.) J.Gay ex Guss., 1844, l'anthémide des teinturiers ou camomille des teinturiers ou encore cota des teinturiers.

  
Mise à jour : juillet 2026
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