Végétaux aquatiques et semi-aquatiques,
plantes amphibies
et plantes des habitats humides



Plante aquatique
Druyes-les-Belles-Fontaines, 11 août 2017
Feuilles immergées d'une inconnue qui est peut-être...



Les plantes aquatiques ne constituent pas un ensemble systématique homogène et on les retrouve dans de nombreuses familles comme celles de l'ordre des Poales, mais également parmi les Alismataceae, Asteraceae, Brassicaceae, Nympheaceae, Plantaginaceae, Primulaceae (Samolus valerandi), Ranunculaceae, Scrophulariaceae, Typhaceae, etc...

En fonction de leur mode de bourgeonnement et de leur adaptabilité à différents milieux ces plantes hygrophiles sont qualifiées d'hydrophytes, d'hélophytes ou semi-aquatiques (qui développent leurs appareils végétatifs et reproducteurs au-dessus des eaux), d'amphiphytes ou amphibies. Mais, comme toujours, enfermer les plantes dans des catégories humaines ne nous semble être qu'un classement approximatif.

Hydrophytes | Hélophytes | Amphyphytes | 

Elles présentent des tissus spongieux, lacuneux ou pleins d’air, des aérenchymes, qui jouent le rôle de flotteurs, parfois dans de petites feuilles, permettant le port dressé d’organes submergés ou le flottement entre deux eaux ou en surface. Leurs pétioles peuvent être renflés, les entre-noeuds de leurs tiges gonflés d’air, il arrive qu'elles présentent plusieurs types de racines dont des racines spongieuses leur permettant de flotter. Leurs tiges ont des formes variées ; elles peuvent être rondes, cannelées, aplaties, triangulaires, carrées, ailées...

Les plantes aquatiques :

Les végétaux des habitats humides se trouvent dans les milieux suivants :

Marécages | Marais | Mares | Roselières | Tourbières | Prairies humides | 
Ripisylves | Fossés | Étangs | Lacs | 

Les marécages

milieux où des arbres sont présents sur un sol vaseux et où peuvent pousser des fougères comme Thelypteris palustris et des plantes comme

Gratiola officinalis L.
Gratiole officinale, herbe au pauvre homme


Les marais

milieux sans arbre, mais grouillant de vies, où croissent des plantes herbacées (poacées, laîches, roseaux et massettes). Le marais d'Andryes permet peut-être de retrouver

Schoenus nigricans L.
Choin noirâtre


Les mares

Mare forestière

ces petites étendues d’eau stagnante de moins de 2 m de profondeur peuvent être des mares de prairies, des mares bocagères, des mares forestières ou des mares de villages comme en Puisaye ou dans le Vézelien où un premier "Refuge mare" vient d'être créé en octobre 2017. Leur alimentation en eau n'est pas continue mais on peut y trouver, entre autres espèces floristiques, des cornifles (Ceratophyllum sp.), des myriophylles (Myriophyllum alterniflorum, M. spicatum ou M. verticillatum) ou encore des élodées introduites et envahissantes.

Les roselières

formées par de grandes colonies de Typha latifolia et d'autres plantes visibles à la Roselière de Paron, comme peut-être

Glyceria maxima (Hartman) Holmb.
Grande glycérie, glycérie aquatique
Phalaris arundinacea L.
Baldingère
Phragmites australis (Cav.) Trin. ex Steud.
Roseau, roseau commun, roseau à balais


Les tourbières

milieux mal drainés dans lesquels croissent (comme dans le Bois de la Biche) des arbustes à feuillage persistant de la famille de la bruyère et des conifères, mais également des plantes carnivores. Dans des dépressions des tourbières se forme la tourbe composée surtout de sphaignes qui acidifient l'eau et empêchent le développement de nombreux micro-organismes.

Drosera rotundifolia L.
Rossolis à feuilles rondes
Sphagnum palustre L.
Sphaigne des marais


Les prairies humides

des vallées alluviales où poussent, par exemple

Oenanthe silaifolia M.Bieb.
Œnanthe à feuilles de Silaüs, œnanthe intermédiaire
Ranunculus aconitifolius L.
Renoncule à feuilles d'aconit
Thalictrum flavum L.
Pigamon jaune


Les ripisylves

exemples d'écotones abritent leurs invasives comme

Impatiens glandulifera Royle
Balsamine de l'Himalaya, impatiente


Les fossés

où l'on trouve, entre autres

Berula erecta (Huds.) Coville
Berle dressée
Helosciadium nodiflorum (L.) W.D.J. Koch
Ache nodiflore
Juncus tenuis Willd.
Jonc grêle
Mimulus guttatus DC.
Mimule tachetée
Scrophularia nodosa L.
Scrophulaire noueuse


Les étangs

Un étang en Puisaye

avec, parmi d'autres hélophytes ou hydrophytes

Alisma lanceolatum With.
Plantain d'eau à feuilles lancéolées
Butomus umbellatus L.
Butôme en ombelle, jonc fleuri
Cicendia filiformis (L.) Delarbre
Cicendie filiforme
Exaculum pusillum (Lam.) Caruel
Cicendie naine

Les lacs

qui, dans l'Yonne, sont au nombre de deux et sont artificiels.

Le Lac du Bourdon, réservoir créé sur le rû qui portait ce nom en 1901 et agrandi en 1905 pour alimenter le canal de Briare et maintenir le niveau du Loing. Il présente des ceintures de végétations diversifiées en raison du marnage du niveau de ses eaux qui découvre des plages sableuses en été, et des bois marécageux situés entre les nombreuses "queues" de sa rive sud.

Le Lac du Crescent au milieu des forêts, datant de 1930 et dont l'objectif principal est de réguler la Seine (via l'Yonne) pour éviter les crues à Paris. Il se trouve dans le Morvan.

Hydrophytes

Certaines d'entre elles flottent librement à la surface de l’eau, d'autres, bien qu'enracinées au fond de l'eau ont des feuilles flottantes, contrairement à celles qui n'ont que des feuilles immergées.

Alisma plantago-aquatica L.
Grand plantain d'eau,
plantain d'eau commun
Nuphar lutea (L.) Sm.
Nénufar jaune
Nymphaea alba L.
Nénufar blanc, lys des étangs

Hélophytes

Des semi-aquatiques

Alnus glutinosa (L.) Gaertn.
Aulne glutineux, aune noir
Bidens cernua L.
Bident penché, chanvre d'eau penché
Bidens tripartita L.
Bident trifolié
Caltha palustris L.
Populage des marais
Chrysosplenium oppositifolium L.
Dorine à feuilles opposées, cresson doré
Eleocharis palustris (L.) Roem. & Schult.
Éléocharide des marais, héléocharis des marais
Epilobium hirsutum L.
Épilobe hirsute
Eupatorium cannabinum L.
Eupatoire à feuilles de Chanvre, chanvrine
Filipendula ulmaria (L.) Maxim.
Reine des prés, spirée ulmaire, filipendule
Galium palustre L.
Gaillet des marais
Iris pseudacorus L.
Iris des marais, Faux-acore
Juncus conglomeratus L.
Jonc aggloméré
Juncus effusus L.
Jonc diffus, jonc épars
Lycopus europaeus L.
Lycope d'Europe, pied de loup, chanvre d'eau
Lysimachia vulgaris L.
Lysimaque commune, lysimaque vulgaire
Lythrum salicaria L.
Salicaire, lysimaque rouge
Cliquer pour agrandirMentha aquatica L.
Menthe aquatique
Nasturtium officinale W.T.Aiton
Cresson de fontaine, cresson officinal,
santé du corps
Pulicaria dysenterica (L.) Bernh.
Pulicaire dysentérique, herbe-Saint-Roch
Ranunculus fluitans Lam.
Renoncule flottante, renoncule des rivières
Salix cinerea L.
Saule cendré
Schoenoplectus lacustris (L.) Palla
Jonc des chaisiers, jonc des tonneliers
Scrophularia auriculata L.
Scrophulaire aquatique, scrophulaire à oreillettes
Veronica anagallis-aquatica L.
Mouron aquatique, mouron d'eau
Cliquer pour agrandir Viola palustris L.
Violette des marais
Viola persicifolia Schreb.
Violette à feuilles de pêcher

Amphyphytes

Dans l'Yonne, des plantes amphibies rares pourraient se trouver près des étangs du Gâtinais, comme Sparganium natans, le rubanier nain, plante amphibie des eaux acides ; Eleocharis multicaulis, le scirpe à plusieurs tiges ou Carex viridula, la laîche tardive... mais également

Baldellia ranunculoides (L.) Parl.
Fluteau fausse renoncule
Juncus bulbosus L.
Jonc bulbeux
Littorella uniflora (L.) Asch.
Littorelle à une fleurs
Menyanthes trifoliata L.
Trèfle d'eau, ménianthe trifolié, ménianthe de la fièvre
Rorippa amphibia (L.) Besser
Cresson amphibie
Typha latifolia L.
Massette à larges feuilles, quenouille


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... parmi les six callitriches de l'Yonne
Callitriche hamulata Kütz. ex W.D.J.Koch, 1837
le callitriche à crochets ou callitriche en hameçon ?

Plante aquatique
Druyes-les-Belles-Fontaines, 11 août 2017



Mise à jour : décembre 2017    2005 à 2018  fleursauvageyonne