Fleurs et papillons 


Paon du jour - Aglais io (Linnaeus, 1758)
encore nommé parfois Inachis io



Malgré leur vie brève qui se compte en heures, les papillons, moins que les abeilles (dont la durée de vie se compte en quelques semaines), sont eux aussi pollinisateurs, avec cette particularité de l'être de jour et de nuit.
La reproduction de certaines espèces végétales n'est d'ailleurs possible que grâce à des papillons dits crépusculaires avant que les chauves-souris ne s'en régalent, du moins du temps où lindane, hexachlorine, hexachlorocyclohexane, pentachlorophénol (PCP), tributylétain (TBTO), sels de chrome, chlorothalonil, composés fluorés, furmecyclox, perméthrines et autres cyperméthrines n'étaient pas utilisés pour traiter les charpentes !

Si les fleurs ne produisent pas toutes leur nectar attracteur aux mêmes heures, il n'en est pas de même des produits qui viennent d'être cités qui, comme les pesticides, en se concentrant dans la graisse brune, ce tissu adipeux spécialisé dans la production de chaleur, qu'elles acccumulent pour l'hibernation empoisonnent les chauves-souris "insecticides naturels", en passant dans leur sang pendant leur léthargie.

Il arrive également que les papillons ne soient rien de plus que le grand nombre d'insectes attirés par les Ombellifères : de simples déménageurs de pollen d'une fleur à l'autre d'une même inflorescence.

Appartenant à l'ordre des Lépidoptères, les papillons sont des insectes à métamorphose complète et les plantes à fleurs n'ont certes pas que le bénéfice de leur pollinisation si on les considère avec un point de vue d'Homo oeconomicus subsp. hortulanus ou subsp. agricola. Elles servent en effet de nourriture à leurs chenilles...


Plante hôte : Succisa pratensis

qui sont inféodées à une ou plusieurs espèces de plantes, dites alors "plantes-hôtes", pouvant être pour une même chenille selon son stade de développement (puisqu'elle mue 4 à 5 fois) un arbre puis une plante herbacée, mais à condition que cette herbacée pousse en abondance et dans un environnement climatique et chimique qui convienne à cette larve de papillon affamée capable, pour ne pas disparaître, et sans doute à notre insu, d'évoluer et de s'adapter à bien des variations.

Les plantes-hôtes sont également un refuge pour les papillons femelles qui y pondent leurs œufs, souvent à l'abri d'une feuille. Par la suite des chenilles sortiront de ces œufs après en avoir grignoté le chorion et elles se nourriront jour et nuit généralement des feuilles (parfois uniquement mortes) de leur plante-hôte qui les cachera lorsqu'elles seront devenues, après 4 ou 5 mues, des chrysalides, à moins que ces chrysalides (dites encore nymphes) se retrouvent à l'abri d'un cocon de soie que les chenilles auront elles-mêmes tissé.

Puis un jour, à peine devenues imagos, c'est-à-dire papillons adultes, après avoir fait monter leur température corporelle, soit en prenant un bain de soleil de papillons de jour, soit en faisant vibrer leurs ailes de papillons de nuit, ces ex-chrysalides s'envoleront pour une vie généralement brève passée à butiner le nectar avec leur trompe enroulée en spirale qui peut se dérouler très rapidement

et donc à polliniser les fleurs, ainsi qu'à se reproduire.
Tout comme celle des botanistes, la terminologie française des lépidoptéristes francophones risque d'être de plus en plus malmenée sous la pression de l'anglais qui d'ailleurs emploie souvent, dans le domaine des sciences de la vie, des mots d'origine latine, alors, en même temps que le mot "trompe" il est sans doute déjà opportun de connaître le mot "proboscis".

Parfois des papillons ont une descendance qui éclot la même année que leurs parents grâce à un cycle de développement court. On parle alors de seconde génération car il arrive que ces papillons ne ressemblent pas à ceux de la première génération comme, par exemple, dans l'Yonne, la Carte géographique.

Pour des raisons pratiques, les papillons sont parfois classés en Macrolépidoptères (papillons de jour et grands papillons de nuit) et en Microlépidoptères (petits papillons nocturnes). Et la classification de Linné en ce qui les concerne ne semble pas avoir facilité les choses !

Dans l'Yonne certains papillons, ainsi que leurs milieux, sont protégés.



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Voici quelques fleurs sauvages icaunaises

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Et voici quelques plantes de l'Yonne

et tant d'autres encore...
comme le Machaon et sa belle chenille


© 1997, Archimède, L'école des loisirs, Paris

Pour les découvrir :
Lépi' Net - Les lépidoptères dans l'Yonne

Pour en savoir plus sur :
- les papillons de jour et les papillons de nuit

- les papillons en forêt

- les papillons que peuvent croiser les botanistes





Mise à jour : janvier 2017   2005 à 2017  fleursauvageyonne