Ruta graveolens
L., 1753
Rue officinale, rue fétide
Famille des Rutaceae

Sous-famille des Rutoideae
Ordre des Sapindales
Clades des Malvids / Rosids / Pentapetalae / Gunneridae / Eudicotyledons



RUTA graveolens L.
Rue officinale, rue fétide

Dans l'Yonne

  • Sous-arbrisseau très rare.
  • Mode de vie : vivace.
  • Période de floraison approximative :
    Juin-Juillet-Août.
  • Habitat : En général sur côteaux calcaires.
  • Tailles : 30 à 80 cm
     ± 20 mm.

Origine supposée des noms

  • générique : Ruta, nom déjà donné à cette plante par les Romains pour qui elle était un condiment malgré son amertume (mais les Grecs la nommaient πήγανον (péganon) comme nous en informe [Books of] Dante.
    Pline le Naturaliste avait noté les brûlures qu'elle pouvait causer aux personnes qui la récoltaient.
    Linné la décrit ainsi à la p. 383 de son Species plantarum

  • spécifique : adjectif latin qualifiant tout ce dont l'odeur est forte, et même pénétrante. Formé de gravis,-e, lourd, pesant, et de olens,-tis, odorant, mais aussi puant.

Détails caractéristiques

  • Son odeur peu agréable. Plus simplement dit : elle pue.
    En 2024, elle a été promue pour être plantée dans les jardins parce qu'elle y repousserait mouches et moustiques, des mouches et des moustiques qui ont sans doute leurs "raisons" pour la fuire.
  • Sous-arbrisseau très ramifié à la base.
  • La couleur plus ou moins bleutée de ses feuilles qui présentent un aspect ponctué en raison de leurs poches à essences visibles par transparence, des poches dites schizolysigènes. Lorsqu'on les froisse, elles dégagent cette odeur désagréable déjà mentionnée, mais elles sont riches en composés bioactifs et antioxydants.
  • Son nombre de sépales, de pétales, d'étamines en deux cycles et de carpelles soudés est 5, mais seulement lors de sa toute première floraison printanière (que nous n'avons pu observer mais qui est visible ici). Mais, comme ci-dessus, toutes les autres fleurs qui s’épanouissent ensuite ont 4 pétales, deux cycles de 4 étamines et 4 carpelles (ce qu'avait déjà remarqué Linné comme on peut le lire ci-dessus).
  • Son disque nectarifère situé à l'intérieur de l'androcée.
  • Le mouvement simultané de ses étamines à la fin de l'anthèse reflète probablement une adaptation à l'autopollinisation tardive.
  • Ses grains de pollen sont de taille moyenne.
  • Ses fruits sont des capsules qui libèrent des petites graines noirâtres se disséminant par barochorie.

  • C'est une plante phototoxique en raison des furocoumarines linéaires et des graveoumarines (ainsi nommées en suivant les règles de l'IUPAC - Union internationale de chimie pure et appliquée) localisées à la surfaces de ses feuilles et de ses tiges, et sa toxicité hépato-rénale pourrait être sévère lors d'usages à des doses inconsidérées,
  • notamment en raison de ses prétendues propriétés abortives qui risquent de faire disparaître et la mère et l'enfant (raison pour laquelle sa culture aurait été interdite en France, ce qui reste à prouver, dans les années 1920 avec la politique nataliste faisant suite à la fin de la Première Guerre mondiale).
    En 1754, Pierre Bulliard (1752-1793), la décrit dans son ouvrage intitulé Histoire des plantes vénéneuses et suspectes de la France. Comme Pline il remarque :

  • Elle contient également de la rutine, un flavonoïde portant aussi le nom de sophorine, désormais plus souvent nommé rutoside.

Nombre d'espèces icaunaises dans le genre

Autres végétaux toxiques ou allergisants

  
Mise à jour : juillet 2026
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