
BERBERIS vulgaris L. Épine-vinette, berbéris communDans l'Yonne
- Arbrisseau assez commun.
- Période de floraison approximative :
Mai-Juin.
- Habitat : Rochers, broussailles, haies sur sol calcaire.
- Tailles :
1 à 3 m
± 7 mm. Des fleurs jaunes en grappes pendantes.
Origine supposée des noms
- générique : nom de plante déjà connu avant Linné et utilisé par Pierre Belon (1517-1564) et Charles de L'Écluse (1525-1609) comme l'indique Gaspard Bauhin (1560-1624) à la page 454 de son Pinax theatri botanici, sans oublier Tournefort qui en a même publié une illustration (Tab.385) dans le volume 3 de ses Institutiones rei herbariæ.
 Photo de 
- spécifique : vulgaris est un adjectif latin qui signifie commun, ordinaire, banal.
Détails caractéristiques
- Ses racines de couleur jaune.
- Les épines acérées des stipules de ses feuilles sont trifurquées.
- Ses feuilles caduques, petites, ovales et dentées.
- Ses fleurs jaunes en grappes pendantes contiennent nectar et grains de pollen peu après la saison hivernale, attirant les insectes qui permettent leur autopollinisation par un processus particulier :

- Ses baies, de couleur rouge vif à maturité, contiennent une à trois petites graines de couleur noire et leur alternance serait biennale.
Généralités
 Plante médicinale au bois jaune.Racine, écorce et feuilles contiennent des alcaloïdes toxiques. Il vaut mieux consommer ses fruits bien mûrs et bien rouges, des baies comestibles contenant de 1 à 3 graines, plutôt qu'avant leur plein murissement.
- C'est également une plante tinctoriale car elle contient un pigment basique : la berbérine, une substance malheureusement souvent utilisée comme complément alimentaire.
- Au grand dam des agriculteurs et des compagnies de chemin de fer qui en avaient planté le long des voies ferrées, l'épine vinette est l'hôte alternatif de la Rouille noire des Graminées, Puccinia graminis Persoon, 1794... ce que savaient déjà les laboureurs du XVIIIe siècle mais qu'un "physicien agriculteur", comme Henri Louis Duhamel du Monceau (1700-1782), n'a pas voulu croire puisqu'il écrit dans le Tome Ier de son Traité des arbres fruitiers, 2e édition datant de 1782 :

Pierre Schaeffer (1910-1995) Etude aux chemins de fer, 1948
Nombre d'espèces icaunaises dans le genre
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