Véronique officinale,
herbe aux ladres,
véronique mâle
Veronica officinalis L., 1753
Sous-famille des Veroniceae
Famille des Plantaginaceae

Ordre des Lamiales
Lamiids / Asterids / Pentapetalae / Eudicotyledons

   Pour en savoir plus
  

VERONICA officinalis L.
Véronique officinale, herbe aux ladres

Dans l'Yonne

  • Assez commune.
  • Mode de vie : vivace.
  • Dispersion : endozoochore.
  • Période de floraison : Avril-Mai-Juin.
  • Habitat : Taillis, chemins à travers bois, sur sol siliceux ou argilo-siliceux.
  • Tailles : 10 à 50 cm   ± 6 à 9 mm d'un bleu parfois très pâle.


Branches, 11 mai 2018 - Photo © Daniel Bourget

Origine supposée des noms
Leur signification n'est souvent que symbolique et peut ne pas aider à la détermination

  • générique : ce serait en 1542 que le botaniste allemand Leonhart Fuchs aurait donné ce nom en l'honneur de Sainte Véronique, variante chrétienne de la Bérénice des Grecs. En grec φέρειν (phérein) signifie porter et νίκη (níkê), la victoire. La légende de sainte Véronique essuyant le visage du Christ sur le chemin du calvaire est vivace au Moyen Âge et les fleurs de ce genre ont pris le nom de Veronica car on leur aurait trouvé la forme rudimentaire d'un visage, les deux anthères figurant les yeux, un bel exemple de l'influence des contes étiologiques ou contes du pourquoi.

Détails caractéristiques


Branches, 11 mai 2018 - Photo © Daniel Bourget

  • Elle pousse en petites colonies.
  • Ses tiges plus ou moins velues et grisâtres, couchées-radicantes avec des rameaux durs redressés.
  • Ses feuilles opposées, ovales-oblongues, finement dentées, pubescentes.
  • Ses inflorescences sont en grappes dressées, longues de 3 à 6 cm.


Branches, 11 mai 2018 - Photo © Daniel Bourget

  • Ses fruits sont des petites capsules en forme de cœur.

Usages actuels

  • Traditionnellement employée, au Moyen Age en application sur les plaies des lépreux (d'où son nom d'herbe aux ladres) et postérieurement contre l'asthme, les maux d’estomac et les enflures (selon Aichele), ses sommités fleuries étaient citées dans la "liste A de la pharmacopée française" (devenue LISTE A DES PLANTES MÉDICINALES UTILISEES TRADITIONNELLEMENT) pour un usage cutané avec comme nom français celui de véronique mâle, sans doute un vieux souvenir de l'adjectif latin mas.
    Cf. ci-dessous un extrait de la page 423 du Volume 35 du Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle: appliquée aux arts, à l'agriculture, à l'économie rurale et domestique, à la médecine, etc... datant de 1819.

Nombre d'espèces icaunaises dans le genre

Mise à jour : mai 2022   2005 à 2022  fleursauvageyonne