FLeurs SauVages de l'Yonne et d'ailleurs
face à ce si vaste domaine qu'est la Botanique et n'ayant pas les connaissances approfondies des herboristes ou herbalistes, aborde les végétaux comme un botaniste AMATEUR observant leurs couleurs, leurs formes, leurs mouvements et percevant leurs parfums ou leurs odeurs particulières, sans ignorer pour autant tout l'intérêt Pour rencontrer et identifier les végétaux, il faut souvent avoir pris conscience de :
- leurs migrations parfois,
- leurs grandes capacités d'adaptation presque toujours,
- leur polymorphisme.
Sans oublier, après les avoir vus, de
- les toucher,
- les sentir,
- éventuellement les goûter (prudemment s'ils se trouvent au ras du sol)...
Cueillir les plantes en tant que "simples"
présuppose de connaître également :
- les moments pendant lesquels leur teneur en principes actifs est la plus
intéressante ;
- des moments variables selon les années, les saisons, les mois, les jours et les
heures selon que l'on souhaite utiliser leurs racines ou leurs rhizomes, leurs tiges
ou leur écorce, leurs feuilles, leurs bourgeons ou leurs fleurs, leurs fruits ou
leurs graines ;
- la meilleure façon de les faire sécher comme il faut pour les conserver ensuite à
l'abri de l'air, de la poussière, de l'humidité et de la lumière, en les étiquetant
correctement.
Cueillir les végétaux pour se soigner ou soigner les autres ne relève plus seulement de la botanique :
- des connaissances linguistiques sont parfois nécessaires car les plantes médicinales
sont utilisées dans le monde entier et portent des noms différents selon les
communautés, les traditions médicales, les générations et les langues. Un même nom
peut désigner plusieurs espèces comme le rappelle le Medicinal Plant Names Services
(MPNS) des Jardins botaniques royaux de Kew en Grande-Bretagne ;
- des connaissances en phytothérapie s'imposent après la certitude de leur innocuité ;
- et bien entendu des connaissances chimiques car les plantes médicinales donnent des extraits végétaux qui sont des mélanges complexes de molécules. ;
- sans oublier de bien connaître la liste des plantes de la pharmacopée française si tant est qu'il soit encore possible de la trouver, sans curieux dysfonctionnements informatiques, en dehors des glossaires des termes botaniques utiles pour l'identification A des drogues végétales et l'identification B des drogues végétales ;
- et tout un savoir concernant les effets des plantes sur le corps humain et donc une bonne connaissance de ce dernier, ce qui ne s'improvise pas et suppose de savoir ce que sont sémiologie, signes, symptômes, prodromes et syndromes, le b a ba désormais de la pratique des soins infirmiers puisque les infirmières remplacent de plus en plus les médecins.
|