Ginkgo biloba
L., 1771
Ginkyo,
noyer du Japon

Famille des Ginkgoaceae, Engl., (1897)
Ordre des Ginkgoales
Sous-classe des Ginkgoidae
Classe des Ginkgoopsida
Clades Acrogymnospermae / Spermatophyta / Euphyllophyta / Tracheophyta / Embryophyta



Photos © Claire Martin-Lucy - Blannay, 3 novembre 2020

GINKGO biloba L.
Gynkio, noyer du Japon

Un arbre panchronique/relicte que Linné avait classé en supplément à ses Cryptogamia dans son Mantissa plantarum

En France, c'est Antoine Gouan (1733-1821) qui en fit la première description.

Sa longévité est de plus ou moins 500 ans.

Pour retrouver sa verticalité, cet arbre développe un


Ci-dessous, loin d'Auxerre, au mois d'avril, cônes polliniques (microstrobiles) qui se dessècheront et tomberont après avoir libéré leurs grains de pollen (monocolpés et ovales) sous la forme d'une très fine poussière que le vent dispersera désormais (alors que, pourtant, le plus ancien pollinisateur fossile décrit à ce jour est un thrips couvert du pollen d'un Ginkgo, daté du Mésozoique). Ces cônes polliniques appartiennent à un Ginkgo biloba mâle, une espèce d'arbre dioïque, dite panchronique par certains, relicte ou rélictuelle par d'autres.

Les Ginkgo biloba ont deux types de branches :
- celles à croissance infinie n'ayant des feuilles qu'à leurs nœuds
- celles à croissance limitée, au feuillage dense et portant les organes de reproduction.

Tandis qu'au mois de novembre, à Auxerre, comme du temps de Goethe, ce grand arbre, un Ginkgo biloba femelle, n'aura jamais de fleurs et donc jamais de fruits, seulement des ovules entourés d’un tégument que l'on nomme sarcotesta.


En Automne il nous offre ses milliers de feuilles bilobées
à nervation dichotome et au limbe en éventail


Paris, Parc Montsouris, 28 octobre 2025

De couleur vert jaunâtre avant de tomber


Paris, Parc Montsouris, 28 octobre 2025

D'un jaune somptueux lorsqu'elles jonchent le sol puisqu'elles sont caduques.


Auxerre, 12 novembre 2011


Ses ovules sont disposés par paires à l'aisselle des feuilles, mais l'un des deux avortant rapidement, on n'en voit généralement plus qu'un seul.

Mieux vaut s'abstenir de toucher sans précaution, bien que tombés par terre, ses ovules mûrs (dits noix) car leur sarcotesta charnue est parfois allergisante. Leur odeur, si particulière et si tenace, est « vraiment désagréable, voire pestilentielle » comme l'écrit Alain Baraton, odeur de vomi ou de beurre rance à Paris et dans d'autres villes de France...

Ce sarcotesta protège l'amande (son œuf en fait renfermant un curieux embryon, qui n'est pas une graine et qui n'a donc pas de dormance possible). Cette amande est consommée en Chine, bouillie ou grillée.

Le Ginkgo biloba est déjà mentionné, il y a plus de 4000 ans, dans le premier traité de phytothérapie de la Chine Antique connu sous le nom de Shénnóng Běncao Jīng.

 Musique chinoise ancienne

Au Japon, où cet arbre, considéré comme sacré, est nommé 銀杏 (ichô), les vieux Ginkgo biloba font des "chichi" の乳 (mamelons) et donnent donc... du lait (イチョウの乳 "ichō no chichi").
Mais en Chine on nommerait cela des 石钟乳 "zhong-ru" (stalactites).
En France, si les "chichi" se développent à la base de l'arbre, ce sont des troncs secondaires, sinon ce sont des excroissances... plus nombreuses sur le Gingko biloba d'Annecy que sur celui du parc Montsouris à Paris, où il a été planté en 1935.


Ginkgo biloba, Paris, Parc Montsouris, 28 octobre 2025

  
Mise à jour : octobre 2026
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