EPIPACTIS muelleri Godfery Épipactis de Müller
Dans l'Yonne
- Espèce peu commune, pouvant être localement abondante.
- Mode de vie : vivace.
- Période de floraison approximative :
Juin-juillet.
- Habitats variables : Sur sol calcaire plantations claires de hêtres et de charmes, broussailles dans le Chablisien. Sur terrain crayeux pauvre, garennes à genévriers, friches, lisière de bois de pins maigres à Michery.
- Taille : 10 à 15 cm
- Labelle de 12 à 15 mm.
- Feuilles de 5 à 17 cms x 2,5 à 10 cm.
Origine supposée des noms
- générique : nom de plante latinisé par Pline l'Ancien, du grec επιπακτις (epipactis), nom de plante employé par Dioscoride qui correspondarait à celui de l'hellébore, varaire ou vérine car ses feuilles ressemblent à celles du varaire ou de la vérine, c'est-à-dire de l'hellébore blanc (Veratrum album).
- spécifique : orchidée dédiée au botaniste Ferdinand von Müller (1825-1896).
Détails caractéristiques
- Ses rhizomes charnus et rampants développent de nouvelles pousses contrairement à ce qui se disait antérieurement.
- Ses feuilles alternes sont étroites et à bien prendre en compte pour ne pas la confondre avec E. helleborine qui a des feuilles plus larges et qui fleurit plus longtemps. Elles sont légèrement plissées, plus ou moins incurvées et plus ou moins ondulées sur les bords, lancéolées et à pointe aiguë.

- Ses fleurs sont très peu ouvertes et pendent comme des cloches en une inflorescence en grappe.
- Le labelle des fleurs possède un hypochile nectarifère brun rougeâtre et un épichile triangulaire plus large que long à pointe rabattue.

- C'est une orchidée sans rostellum comme l'avait remarqué Masters John Godfery (1856-1945) dans son ouvrage intitulé Monograph & iconograph of native British Orchidace publié en 1933, ce qui favorise son autogamie, ses pollinies pulvérulentes tombant directement sur le stigmate de ses fleurs.
Nombre d'espèces icaunaises dans le genre
|