Heracleum sphondylium
L., 1753, subsp. sphondylium
Berce commune, patte d'ours,
berce sphondyle
Famille des Apiaceae
(Umbelliferae)

Tribu des Tordylieae
Apioid superclade
Sous-famille des Apioideae
Ordre des Apiales
Clades des Campanulids / Asterids / Pentapetalae / Gunneridae / Eudicotyledons

Heracleum mantegazzianum

HERACLEUM sphondylium L. subsp. sphondylium
Berce commune, patte d'ours, berce sphondyle

Dans l'Yonne

  • Très commune.
  • Mode de vie : vivace. Hémicryptophyte.
  • Période de floraison approximative :
    Juin-Juillet-Août-Septembre.
  • Habitat : Fossés, bordures des bois humides.
  • Tailles : 60 cm à 2 mètres
     15 à 20 cm de diamètre.

Origine supposée des noms

  • générique : du grec Ηρακλής (Heraklès), Hercule, allusion au port robuste de la plupart des plantes de ce genre.
  • G.F. Haendel, « Le choix d'Hercule » HWV 69, 1750

  • spécifique : étymologie incertaine comme il est écrit dans la Flore médicale, décrite par F.P. Chaumeton, Tome 2, Paris, 1815 :

  • Son nom vernaculaire "patte d'ours" est dû à la forme de ses feuilles.

Symphonie « L'Ours » de Joseph Haydn

Détails caractéristiques

  • Feuilles de 15 à 60 cm.
  • Tige cannelée, creuse et velue.


St- Georges-sur-Baulche, 24 mai 2022

  • Ses ombelles, qui peuvent présenter de 8 à 30 rayons, sont d'abord protégées par une gaine ventrue formée par le pétiole dilaté de ses feuilles.

  • Le syrphe Cheilosia illustrata n'est pas le seul insecte attiré par les fleurs de ses ombellules dont le tapetum des anthères produit des orbicules (ou Ubisch bodies, corps d'Ubisch) et les grains de pollen, de taille moyenne, sont longiaxes.


Lisière de la Forêt domaniale de Soucy et Voisines, 6 juillet 2018.

Ci-après un hyménoptère, Ichneumonide,
sans doute de la sous-famille des Ichneumoninae


St-Georges-sur-Baulche, 24 juin 2022.

  • Mais le parfum de ses fleurs devient une odeur peu agréable en fin de floraison : elles attirent alors plutôt des mouches de la famille des Scathophagidae.
  • Ses fruits sont des diakènes aplatis formés de deux méricarpes reliés au pédoncule par un carpophore qui peut persister après la chute de l'un des méricarpes.
    Ils ont un bec.


Septembre 2010


  • C'est une plante PHOTOTOXIQUE présentant donc un risque cutané à son contact, tout comme la berce du Caucase.
  • Elle peut donc s'avérer irritante par contact avec sa sève suivi d'une exposition à la lumière solaire, surtout par temps humide.
    Cette sève ne provoque pas de douleurs mais elle peut provoquer des réactions de phototoxicité sur les peaux fragiles et entraîner des taches brunes ou blanches, sensibles à la lumière et persistantes, en raison des furocoumarines qu'elle contient. Elle est d'ailleurs citée en annexe de l'Arrêté du 4 septembre 2020 relatif à l'information préalable devant être délivrée à ses acquéreurs.
    Son usage médicinal est homéopathique.
    Il fut un temps où sa racine écrasée était employée en topique contre les durillons et un usage alimentaire était connu sous forme de boisson alcoolique par fermentation de ses tiges.

Il ne faut pas confondre
la berce commune, ci-dessus ▲, Heracleum sphondylium L., 1753,
avec

Heracleum mantegazzianum
Sommier & Levier, 1895
Berce géante ou berce du Caucase

  • Stefano Sommier (1848-1922), botaniste, géographe et anthropologue italien et Émile Levier (1839-1911), botaniste et mycologue suisse, ont dédié cette plante à Paolo Mantegazza (1831-1910), un médecin italien aux multiples autres compétences.
  • C'est une plante envahissante en Europe, mentionnée dans l'annexe I-2 de l'Arrêté du 14 février 2018 relatif à la prévention de l'introduction et de la propagation des espèces végétales exotiques envahissantes sur le territoire métropolitain et présente, avec des variations, un peu partout en France où elle a été introduite en 1890.
  • Elle fait partie de ces végétaux dont les formes ont inspiré les membres de l'École de Nancy créée en 1901, fer de lance de l'Art nouveau en France, au même titre que d'autres ombellifères, les ancolies, des nénuphars, des chardons, des cucurbitacées ou le Gingko biloba.
  • Pouvant atteindre plus de 3 m de haut et présenter des ombelles de 50 à 120 rayons, elle est toxique par contact en raison de sa sève photosensibilisante : il faut porter des gants si on la touche, surtout
    • au niveau de ses fruits ayant une plus forte concentration en furocoumarine que ses feuilles et ses tiges et qui présentent 4 lignes foncées terminées par un renflement. Ils mesurent de 1 à 1,5 cm de long et 6 à 8 mm de large ;
    • et si certaines de ses feuilles ou de ses tiges sont cassées
    car c'est le contact de la peau humide avec la sève, suivi par l’exposition à la lumière, qui pose problème.

Nombre d'espèces icaunaises dans le genre

Autres végétaux toxiques ou allergisants

  
Mise à jour : mai 2026
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