Les feuilles

Les feuilles sont importantes à plus d'un titre même si leurs formes peuvent varier sous l'influence de nombreux facteurs écologiques ou biologiques auxquels elles s'adaptent, contrairement à la forme des fleurs qui est plus stable. Ces fleurs, feuilles métamorphosées, nous invitent donc à observer les feuilles dès leur bourgeonnement :

bourgeons d'Ulmus laevis   bourgeons d'Ulmus minor

bourgeons de Cornus sanguinea

Ce sont les feuilles qui permettent aux plantes de respirer, de transpirer (par leur stomates) mais aussi d'excréter de l'eau par un processus que l'on nomme guttation au travers d’ouvertures (que l'on nomme hydathodes) situées à leur sommet et sur leurs bords.

C'est presque grâce aux feuilles seules que les plantes peuvent effectuer ce que l'on nomme la phtosynthèse car bien que n'étant pas les uniques parties vertes des végétaux, ce sont elles qui contiennent le plus de chlorophylle, cette grosse molécule, absorbeuse de lumière rouge et violette, qui se décompose à l'Automne en laissant le temps aux molécules de β-carotène, d'anthocyanine et de flavonol de nous montrer leurs belles couleurs jaune et orange.

L'observation attentive des feuilles peut aider à la détermination des plantes n'ayant pas encore ou n'ayant plus de fleurs. Mais cette observation peut s'effectuer de plusieurs façons selon ce que l'on va regarder ou observer car :

  • Les feuilles peuvent être simples ou composées de plusieurs folioles.
  • Leur limbe, sa base et son sommet peuvent avoir des formes variées, et son insertion sur la tige ne pas être toujours identique.
  • La marge des feuilles présente elle aussi des formes très diverses.
  • Leurs nervures et nervilles forment de nombreux types de nervation.
  • Et la disposition des feuilles le long des tiges est elle aussi très variée. Les botanistes-mathématiciens qui l'ont étudiée ont créé la phyllotaxie.


L'aperçu suivant (s'intéressant à la forme des feuilles en faisant abstraction de leur échelle de grandeur) sera complété petit à petit.

Feuilles simples

Feuilles simples
Elles peuvent être découpées en plusieurs lobes de formes différentes :
Feuille simple lobée  Feuille simple lobée
et parfois être roncinées, ce que de Candolle nommait curieusement en rondache (runcinatus), adjectif qu'il définissait comme étant oblong et pinnatifide, ayant les lobes aigus dirigés vers la base, alors qu'antérieurement Bulliard écrivait bien dans son Dictionnaire élémentaire de botanique...

Feuilles roncinées

Roncinée

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Feuilles composées

Imparipennées
Feuille composée imparipennéeFeuille composée imparipennée

Paripennée Feuille composée paripennée

Biternée
Feuille composée biternée

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Formes des limbes des feuilles

Aciculaire Limbe aciculaireHaut de la page
Asymétrique Limbe asymétriqueHaut de la page
Disséquée Limbe disséquéHaut de la page
Lancéolée Limbe lancéoléHaut de la page
Lyrée Forme des limbes qui bordent toute la longueur du pétiole
Feuille lyrée de Lactuca muralis   Feuille lyrée de Barbarea vulgaris
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Obovale En forme d'ellipse dont la plus grande largeur est dans sa partie supérieure.
Feuille obovale d'une molène
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Les limbes peuvent également être deltoïdes, elliptiques, falciformes, flabellés (en forme d'éventail, comme les feuilles du Ginkgo biloba par exemple), fusiformes, laciniés, lancéolés, linéaires, oblongs, orbiculaires, ovoïdes, panduriformes, peltés, pédalés, réniformes, rhomboïdaux, spatulés...
Sur une même plante, leurs formes peuvent être variables :
Limbes des feuilles différents sur une même plante
(à suivre)

Formes de la base des limbes

AtténuéeBase du limbe atténuéeHaut de la page
CordéeBase du limbe cordée Haut de la page
(à suivre)

Formes du sommet des limbes

Mucronée Feuilles mucronéesHaut de la page
Obcordée Sommet du limbe obcordéHaut de la page
(à suivre)

Insertions du limbe sur la tige

Décurrente Feuille décurrenteHaut de la page
Pétiolée Feuilles pétioléesHaut de la page
Sessile Feuille sessileHaut de la page
(à suivre)




Marges des feuilles

Dentée Marge dentéeHaut de la page
(à suivre)




Types de nervation des feuilles

On peut observer les nervures, surtout les secondaires, tertiaires, quaternaires, puis les nervilles et les nervilles ultimes car le trajet de certaines d'entre elles par rapport à la marge, est digne d'intérêt (ne serait-ce que pour comprendre le comportement mécanique des feuilles). Les botanistes ont donné des noms particulier aux types de nervation, comme par exemple, parmi tant d'autres :

nervation brochidodrome
la nervation brochidodrome
des feuilles dont les nervures secondaires (tertiaires, quaternaires) s'anastomosent, se rejoignent en boucles sans atteindre la marge
(du grec βροχiς, la boucle, et δρομος, le chemin, le trajet)

nervation craspedodrome
la nervation craspedodrome
des feuilles dont les nervures secondaires s'ouvrent sur la marge
(du grec κρασπεδον, la marge, et δρομος, le chemin, le trajet).

nervation eucamptodrome
la nervation eucamptodrome
des feuilles dont les nervures secondaires s'ouvrent elles aussi, mais dans le limbe en formant une courbe avant d'avoir atteint la marge
(du préfixe grec ευ-, véritable, de καμπτoς, s'incurvant, faisant une courbe, et δρομος, le chemin, le trajet).


Et la nervation peut également être acrodrome, actinodrome, campylodrome, dictyodrome, hyphodrome, palinactinodrome, parallelodrome... Tous ces adjectifs cachent des formes que vous pourrez découvrir en feuilletant ce Manuel d'Architecture des feuilles (en anglais).

Mais la nervation peut s'observer et se caractériser autrement.

Les feuilles peuvent même être qualifiées suivant leur degré d'échancrure ! Dans ce cas on parlera de feuilles pennatilobées, pennatifides, pennatipartites, pennatiséquées.



Et au mois de novembre,
en Automne, ne serait-ce pas l'occasion pour se demander
pourquoi les feuilles vont-elles changer de couleur ?
Bessy-sur-Cure, 5-11-2011



Mise à jour : janvier 2017   2005 à 2017  fleursauvageyonne