MUTARDA nigra (L.) Bernh. Moutarde noireDans l'Yonne
- Assez rare, c'est une plante introduite.
- Mode de vie : annuel.
- Période de floraison approximative :
Juin-Juillet-Août.
- Habitat : Décombres, talus de routes.
- Tailles :
80 à 120 cm
±10 mm.
Origine supposée des noms
- générique : Mutarda est un mot latin médiéval qui remonte sans doute au XIIIe siècle car à cette époque les moutardiers, faisant partie de la même corporation que les vinaigriers et les sauciers, associaient cette plante au moût de raisin pour fabriquer un condiment.
- spécifique : adjectif latin indiquant la couleur de ses graines qui sont d'un brun plutôt noirâtre.
Synonymie récente
- Brassica nigra (L.) W.D.J.Koch, 1833
Détails caractéristiques

- Ses longues tiges anguleuses, dressées et robustes, sont creuses.
Les tiges les plus épaisses peuvent présenter de fins poils très piquants dans leur partie inférieure et, ramifiées dans leur partie supérieure, ces poils disparaissent et elle prennent une couleur bleuâtre.

- Ses feuilles ont la particularité d'avoir des nervures formant des reliefs, leur surface réelle étant ainsi plus importante que l'apparente.
 Feuilles basales
- Ses fleurs jaunes ont 4 sépales et 4 pétales, 6 étamines dont les grains de pollen de couleur jaune pâle sont de taille moyenne. L'ovaire est supère et elles n'ont qu'un seul pistil avec un style réduit, terminé par un stigmate capité.
- Au fur et à mesure de la floraison, le pédoncule floral s'allonge, portant de nouvelles fleurs à son sommet et des fructifications à sa base, plaquées contre la tige dépourvue de feuilles.
- Ses fruits, des siliques, mesurent environ 17 mm de long et se rétrécissent en un bec conique indéhiscent.

- Leurs graines, ellipsoïdes à section arrondie, de couleur brun rougeâtre, ont une paroi réticulée.
Une amphore du IIIe siècle contenant des graines de ce type a été retrouvée à Poitiers sur l'îlot des Cordeliers en 2015. Et il ne faut pas oublier leur usage une fois réduites en poudre et imprégnant des feuilles de papier car elles contiennent de la myrosine (une enzyme) qui réagit sur la sinigrine (un glucosinolate) pour donner de l'isothiocyanate d'allyle, un principe utilisé dans les sinapismes par un pharmacien nommé Paul Jean Rigollot (1810-1873) et n'ayant pas l'effet dévastateur de l'ypérite ou gaz moutarde.
Nombre d'espèces icaunaises dans le genre
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