Actaea spicata
L., 1753
Actée en épi,
herbe de Saint-Christophe
Famille des Ranunculaceae



Tribu des Cimicifugeae - Sous-famille des Ranunculoideae
Ordre des Ranunculales - Clade des Mesangiospermae


Andryes, 2002

ACTAEA spicata L.
Actée en épi, herbe de Saint-Christophe

Dans l'Yonne

  • Assez rare. Mais elle est répertoriée dans la Liste des espèces déterminantes de l'inventaire ZNIEFF - Région : Bourgogne-Franche-Comté.
  • Mode de vie : vivace.
  • Période de floraison approximative :
    Mai-Juin.
  • Habitat : Bois sur sol calcaire (hêtraies calcicoles).
  • Tailles : 40 à 80 cm
     18 mm. Selon Poinsot : 15 à 30 mm.

Origine supposée des noms

  • générique : Pline l'ancien cite déjà une plante de ce nom dans le Livre XXVII de son Histoire Naturelle et Linné, dans son Species plantarum n'a sans doute fait que reprendre son nom évoquant la mythologie grecque : Actéon, à la chasse, surprit la déesse Artémis au bain. Celle-ci, irritée, le changea en cerf et les chiens du chasseur, devenus enragés après avoir mangé les baies de l'actée en épi, dévorèrent leur maître aussitôt.
  •  Marc-Antoirne Charpentier - Actéon, opéra en un acte, 1684

  • spécifique : participe du verbe latin spicare, se former en épi. En raison de la forme de son inflorescence qui est d'ailleurs plutôt en grappe. Mais Linné n'était pas toujours très précis dans ses dénominations.

Détails caractéristiques


  • Toutes les parties de la plante sont hautement toxiques
  • Si ses racines, épaisses, avaient été utilisées fraîches contre certains problèmes de santé et si elle est toujours utilisée à doses homéopathiques sur presciption médicale, il est recommandé de

    • ne pas toucher aux baies ni aux graines (pouvant être dangereuses pour les enfants).
    • Elles produisent des inflammations cutanées et, absorbées, provoquent des nausées et des vomissements.
    • Sa partie souterraine est inscrite sur la liste B des plantes médicinales utilisées traditionnellement de la Pharmacopée française.

  • Les feuilles basales sont grandes, tripennatiséquées, à odeur désagréable lorsqu'elles sont froissées. Les folioles sont plus ou moins dentées.
  • Inflorescence en grappe ovale de petites fleurs blanches serrées les unes auprès des autres dégageant un parfum complexe. Leur corolle est régulière, à 4 sépales pétaloïdes riches en nectar et 4 pétales peu apparents.
  • Les 15 à 20 étamines sont plus longues que les pétales et leurs anthères, porteuses de boules de sporopollénine (dites orbicules ou corps d'Ubisch), libèrent des grains de pollen de taille moyenne. Les carpelles sont soudés en un ovaire unique contenant donc de nombreux ovules et le style présente un stigmate plat presque sessile.
  • Les pollinisation est assurée par des coléoptères et des diptères.
  • Ses baies (une exception chez les Renonculaceae) ovoïdes, qui attirent les rongeurs, sont vertes puis noires, de 12-13 mm, luisantes à maturité et contenant de nombreuses petites graines de 3 à 5 mm de long, au tégument finement granuleux.

Nombre d'espèces icaunaises dans le genre

Autres végétaux toxiques ou allergisants

   
Mise à jour : janvier 2026
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