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Gui, gui des feuillus
Viscum album L., 1753
Famille des Santalaceae

Eudicots - Dicotylédones vraies - Santalales
Pour en savoir plus




Lucy-sur-Cure, 21 avril 2019


Argenteuil-sur-Armançon, 8 décembre 2013

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Viscum album L.
Gui des feuillus

Dans l'Yonne

  • Très commun... mais pas sur les chênes.
    Visible sur des Maloideae comme l'aubépine ou le pommier, des Salicaceae (peubliers, saules), des Sapindaceae (érables) ou des robiniers (Fabaceae).
  • Cycle de vie : vivace
  • Période de floraison : Mars-Avril (Ses baies apparaissent en octobre)
  • Dissémination : barochore ou ornithochore
  • Habitat : Hémiparasite sur les arbres cités ci-dessus.
  • Tailles : 30 à 50 cm    2 mm,  3 sur 4 mm.

Origine supposée des noms
Leur signification n'est souvent que symbolique et peut ne pas aider à la détermination

  • générique : Viscum était le nom déjà employé dans l'Antiquité romaine et celui de la glu fabriquée à partir de la substance visqueuse contenue dans ses fruits.
  • spécifique : album, blanc.

  • Son nom français "gui" proviendrait
    - soit du passage de l'initiale v à g sous l'influence du vieux-francique avec le mot wihsila (griotte), le gui ayant des fruits ressemblant aux griottes avant maturité.
    - soit d'un mot prétendument gaulois, mais ceci n'est pas attesté.

Détails caractéristiques

 C'est une plante éventuellement toxique pour les enfants et les animaux, mais surtout par ses feuilles et ses tiges. L'ingestion d'au moins cinq baies occasionnerait vomissement et diarrhée.

  • Plante épiphyte et donc sans racines, mais avec des suçoirs, le gui peut vivre une trentaine d'années.
  • La chlorophylle qu'il possède lui permet de fabriquer ses propres sucres et de ne pas être complètement dépendant de son hôte, d'où son qualificatif d'hémiparasite puiqu'il ne préleve que de l’eau et des sels minéraux dans la sève brute de sa plante hôte.
  • C'est une plante dioïque mais ses fleurs sont si petites qu'avant notre ère Aristote croyait à sa génération spontanée.
    Voici ses fleurs mâles :

        

  • Ses tiges ont une "fausse ramification dichotomique" car son type de croissance est sympodique.
  • Ses feuilles sont en forme de spatules.
  • Sa dissémination se fait soit par la chute des boules d'une branche à l'autre, soit de façon endozoochore grâce aux oiseaux suivants que vous pourrez entendre chanter ou crier en Bourgogne :

    • la Grive draine, Turdus viscivorus
    • le Geai, Garrulus glandarius
    • les Sansonnets, Sturnus vulgaris

    • Au contraire, la Mésange bleue, Parus caeruleus mange les graines abandonnées par les oiseaux précédents et empêche donc la dissémination de Viscum album, de même que, parmi les Columbidés, le Pigeon ramier, Columba palumbus, qui, lorsque très rarement il consomme quelques boules de gui, les digère entièrement, embryons compris.

    • Mais selon J.M. Pelt, à la page 39 de Fleurs, fêtes et saisons paru chez Fayard en 1988, ce serait la Fauvette à tête noire, Sylvia atricapilla qui serait le premier oiseau à déguster les embryons du gui.


Nid de fauvette - Sept Mireaux, Chablis

  • Malgré son nom de "gui des feuillus", on peut le trouver également sur les sapins et les pins.

Nombre d'espèces icaunaises dans le genre

  • VISCUM : 1


Argenteuil-sur-Armançon, 8 décembre 2013

Pour en savoir plus :
   La Hulotte
n° 48, 1er trimestre 1981 et n° 49, 1er semestre 1984.



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