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Pissenlit, dent de lion
Taraxacum campylodes G.E. Haglund, 1948
Famille des Asteraceae (Compositae),
sous-famille des Cichorioideae
sous-tribu Crepidinae de la tribu Cichorieae

Dicotylédones vraies - Astérales
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Taraxacum campylodes, infrutescence
Ci-dessus, infrutescence
(ensemble des akènes et de leurs pappus)
Ci-dessous, son inflorescence

Taraxacum campylodes

TARAXACUM campylodes G.E. Haglund
Pissenlit, dent de lion
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Dans l'Yonne

  • Très commun
  • Cycle de vie : vivace
  • Pérode de floraison : Avril-Mai-Juin
  • Habitat : Cultures, prairies.
  • Tailles : 6 à 30 cm
     de 25 à 60 mm, ci-dessus 39 mm, à fleurs toutes ligulées (demi-fleurons).

Origine supposée des noms
Leur signification n'est souvent que symbolique et peut ne pas aider à la détermination

  • générique : les étymologistes ne sont pas tous d'accord.
    Pour certains le mot dérive du grec τάραξις (taraxis), trouble, et ακέομαι (akeomai), racommoder, réparer : allusion à de prétendues propriétés médicinales.
    Pour d'autres l'origine de ce mot de latin médiéval est arabe et dériverait du mot طرخشقون (tarkhashiqun).
  • spécifique : c'est en raison de sa ressemblance avec certaines formes de  T. campylum Dahlst.  qu'Haglund a nommé ce pissenlit Taraxacum campylodes. Cette épithète est dérivé du mot grec καμπύλος (kampylos), courbe, recourbé : sans doute en raison de la forme des bractées de l'involucre, et -ώδης (-ốdês), un suffixe grec signifiant "à l'aspect de".
  • Dent de lion provient du latin densleonis et fait allusion à la forme irrégulière et dentée des feuilles.

Synonymie récente

  • Encore connu il y a peu sous le nom de TARAXACUM officinale Weber, 1780, mais T. officinale est désormais considéré comme un agrégat.

Détails caractéristiques

  • Ses hampes, de taille très variable, sont creuses.
  • Son capitule regroupe une centaine de fleurs dites demi-fleurons ou ligules, dont on ne voit surtout que
    - la corolle dont les pétales sont soudés en une seule ligule par fleur
    - les deux stigmates

    Ligule de Taraxacum campylodes Ligule de Taraxacum campylodes
    Face et profil

  • Ces demi-fleurons ont la particularité de pouvoir se reproduire sans fécondation de leurs ovules, par apomixie (du grec, apo, loin, et mixis, union), leurs descendants étant alors génétiquement identiques aux demi-fleurons de la plante mère.

    Ligules de Taraxacum campylodes
    Bord du Canal du Nivernais, Prégilbert, avril 2010

    Mais il semblerait que ce phénomène se produise comme par résonance après la pollinisation d'un seul fleuron ligulé par un des nombreux insectes qui visitent ses capitules .
  • Cette apomixie entraîne des lignées de clones évoluant indépendamment de leurs voisins et, pour le botaniste amateur, une grande difficulté dans l'identification des espèces de Taraxacum qui se retrouvent dans une section baptisée Ruderalia.
  • Il faut donc noter que ses graines ne sont pas toutes dues à une reproduction sexuée.
  • Son pollen

    Pollen de Taraxacum campylodes

  • C'est une plante mellifère rendue très célèbre, en 1876, par un architecte-décorateur grâce à "la vision à long terme" d'un Icaunais,
    Pierre Larousse (1817-1875).

    « Je sème à tout vent » d'Émile Reiber (1826-1893) pour Pierre Larousse   

Nombre d'espèces icaunaises dans le genre

  • TARAXACUM : 3
    avec T. erythrospermum, le pissenlit à fruits rouges, et T. palustre, très rare.


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