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Mercuriale annuelle, foirolle, ramberge
Mercurialis annua L., 1753
Famille des Euphorbiaceae, sous-famille des Acalyphoideae

Dicotylédones vraies - Malpighiales
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fleur mâle à gaucheMercurialis annua, tiges mâle et femellefleur femelle à droite

Mercurialis annua, femelle  

MERCURIALIS annua L.
Mercuriale annuelle, foirolle, ramberge
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Dans l'Yonne

  • Très commune
  • Annuelle
  • Période de floraison : Juin-Juillet-Août-Septembre-Octobre
  • Habitat : Cultures, décombres.
  • Tailles : 20 à 60 cm
  •  Fleurs :
    • mâles apétales en épis assez longs de glomérules de ± 3 cm.

      M. annua, fleurs mâles  M. annua, épis de fleurs mâles
       Fleurs en épis

    • femelles subsessiles toutes petites de ± 2 mm avec leurs deux stigmates velus surmontant l'ovaire.

      M. annua, fleurs femelles
       Fleurs femelles, 6 mai 2016

  • Fruits : capsules hispides de 3 à 4 mm, bicoques (ce qui est une exception chez les Euphorbiaceae à capsules toutes tricoques)
    M. annua, capsule  

Origine supposée des noms
Leur signification n'est souvent que symbolique et peut ne pas aider à la détermination

  • générique : plante dédiée à Mercure qui, selon la légende, en fit connaître les propriétés.
  • spécifique : annua, adjectif latin signifiant "qui revient chaque année".

Détails caractéristiques

  • Sa racine est pivotante
    Racine pivotante de M. annua.
  • Ramifiée dès sa base, contrairement à M. perennis qui n'a qu'une seule tige non ramifiée, sa tige est quadrangulaire.
  • Ses feuilles sont opposées.
  • Son pollen peut être allergisant.
  • C'est une plante dioïque dont les fleurs mâles sont en épis de glomérules.
  • Les fleurs femelles, axillaires et subsessiles, de couleur plutôt vertes. Porteuses des graines qui seraient plus toxiques que le reste de la plante, leurs pieds seraient donc plus toxiques que les pieds mâles.
  • Contrairement aux autres euphorbes, les mercuriales n'ont pas de latex.
Cette Mercurialis annua est la plante choisie par Linné pour illustrer, dès 1746, une des métaphores anthropomorphiques (Amor urit plantas, l'amour tourmente les plantes) de son Sponsalia plantarum, dont des extraits, imprimés à Genève (Coloniae-Allobrogum) par Piestre & Demollière, ont été publiés en France, en 1786-1787, par Jean-Emmanuel Gilibert (1741-1814), tels que ci-dessous :

Un Éole joufflu souffle sur une mercuriale mâle proche d'une mercuriale femelle

© Caroli Linnaei fundamentorum botanicorum pars prima exhibens... - Bibliothèque Communautaire Comté de Grimont (Poligny), d'après une photo de Jean Ritter extraite de Voyages en Botanique.

Mais avant Linné, un autre botaniste, directeur de l'Hortus Medicus de Tübingen de 1688 à sa mort, s'était intéressé à cette plante dès 1691. Elle lui avait permis de prouver expérimentalement l'existence de phénomènes sexuels chez les plantes dioïques, ce qu'il développera en 1694 dans son De sexu plantarum espistola. Il s'agit de Rudolf Jakob CAMERARIUS (1665-1721).

Nombre d'espèces icaunaises dans le genre

  • MERCURIALIS : 2

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