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de Fleurs sauvages de l'Yonne

Arabette de Thalius, arabette des dames
Arabidopsis thaliana (L.) Heynh., 1842
Famille des Brassicaceae (Cruciferae)

Clade des Eurosidées II - Ordre des Brassicales
Pour en savoir plus

ARABIDOPSIS thaliana (L.) Heynh.
Arabette de Thalius, arabette des dames

Dans l'Yonne

  • Commune
  • Mode de vie : très court.
  • Période de floraison : Avril-Mai-Juin
  • Habitat : Cultures, friches.
  • Tailles : 5 à 30 cm   3 mm.   5 à 20 mm

Origine supposée des noms
Leur signification n'est souvent que symbolique et peut ne pas aider à la détermination

  • générique : de Arabia, Arabie. Cette plante pousse souvent dans des terrains secs et sablonneux comme les déserts de l'Arabie. Mais le suffixe grec ὄψις (opsis) indique l'aspect, l'apparence, et nous rappelle que son apparence est celle des plantes d'un genre que l'on avait baptisé antérieurement Arabis.

  • spécifique : dédiée selon certains à Johannes Thalius (1542-1583), un botaniste allemand, mais pourquoi pas à l'une des neuf muses, Thalie, la florissante, l'abondante, devenue muse de la poésie pastorale.

Détails caractéristiques

  • Espèce sauvage minuscule velue à la base.

  • Cette plante est vraiment le "rat de laboratoire" des scientifiques qui étudient les plantes car chacun de ses individus, si souvent captifs, possède des centaines de graines et son cycle graine - plante - graine ne dure que deux mois, donnant le temps d'étudier ses bourgeons floraux sous toutes les coutures et bien d'autres choses encore comme l'épiderme de ses feuilles par exemple.

    Cependant, appartenant à la Famille des Brassicaceae, elle ne permet pas tout : notamment l'étude de la mycorhization en laboratoire, ses radicelles ne s'associant pas au mycélium d'un quelconque champignon du sol dans ces conditions-là et « [...] ce choix contribue à cacher la réalité symbiotique de l'alimentation de la plupart des plantes », comme l'écrit M.-A. Selosse, alors que dans la nature Colletotrichum tofieldiae est un champignon endophyte de ses racines.


    Autres photos de

  • C'est la plante qui possède le plus petit génome végétal connu, de l'ordre de 63 000 gènes environ (avec environ 25 000 de ses gènes qu'elle partagerait avec Homo sapiens).
    Cependant « Les règles qui président à la régulation physiologique et aux différents degrés d’organisation des cellules ne se trouvent pas dans le génome, mais dans les réseaux épigénétiques interactifs qui organisent la réponse du génome aux signes de l’environnement. », comme, dès 1994, le déclarait Richard Strohman, à l'encontre d'un déterminisme génétique réductionniste, mais après Conrad Waddington, le créateur du mot "épigénotype" en 1942.
    Comme les animaux et peut-être plus encore, les végétaux répondent aux caractéristiques particulières de leur environnement.

  • Génétiquement modifiée pour devenir un biocapteur, ses feuilles deviendraient rouges lorsque ses racines entreraient en contact avec le dioxyde de nitrogène (NO2), gaz dégagé par les explosifs dans les champs de mines anti-personnelles, ce qui faciliterait le déminage (mais il n'y a pas qu'elle, les abeilles aussi sont en passe d'être génétiquement modifiées pour devenir des démineuses).
  • Génétiquement modifiée encore, elle a permis de comprendre le plan d'organisation de la fleur des Angiospermes.

Nombre d'espèces icaunaises dans le genre

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Mise à jour : juillet 2020   2005 à 2020  fleursauvageyonne