Le saviez-vous ?

A quoi servent les herbiers? MNHN
Pour en savoir plus, écoutez sur France Culture :
L'art de l'Herbier, entre science et esthétique
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Couleur des fleurs

Si, là où vous êtes, vous ne pouvez bénéficier de l'aide d'une association botanique telle que l'A.I.B., Association Icaunaise de Botanique

AIB

nous espérons que
Fleurs sauvages de l'Yonne

vous permettra de donner un nom à une fleur en vous aidant, par exemple, de sa couleur, même si la couleur n'est pas en botanique scientifique un critère reconnu.
En effet, durant la nuit, les fleurs sont toutes grises et leur feuillage sombre et de couleurs noires, brunes, violacées ou bleutées et, en plein jour, il peut arriver de voir des fleurs albinos ou tout simplement hypochromes, comme cette Medicago sativa habituellement violette.

Luzerne commune albinos

Perçue différemment selon les individus qui n'ont pas tous la même rétine ni la même sensibilité à son grain et à sa texture, affichée différemment selon les écrans d'ordinateur, la couleur des corolles des fleurs, comme l'avait déjà remarqué Linné, change également en fonction du niveau d'acidité des sols, et de plusieurs autres facteurs parmi lesquels l'ombre et la lumière

Galega officinalis   Galega officinalis
Cliquer sur l'une ou l'autre de ces images

tout en conservant son rôle essentiel : attirer des insectes qui d'ailleurs ne perçoivent pas la couleur comme nous avec leurs yeux aux milliers de facettes, les fleurs leur offrant des marques ultraviolettes que nous ne voyons pas, et qui, après avoir butiné, peuvent transporter le pollen des fleurs mâles aux fleurs femelles.

Botanique systématique

Nommer une fleur est une chose. S'initier à la botanique systématique est quelque chose d'autre qui demande la pratique d'un vocabulaire particulier car la systématique inventorie, nomme, classe et reconstruit l'histoire évolutive des végétaux vivants et disparus grâce à la génétique. Mais sur le terrain cette science génétique n'est pas du domaine d'un botaniste amateur qui, par contre, doit faire preuve d'attention et de beaucoup de prudence.

Prudence ! Surtout si des enfants vous accompagnent à la découverte de ces "virtuoses de la biochimie" que sont les fleurs sauvages qui, comme les fleurs cultivées, peuvent être toxiques ou vénéneuses en partie ou totalement, par ingestion ou simple contact... même si la médecine populaire les utilise ou les utilisait couramment (que ce soit en Lorraine, dans l'Yonne ou ailleurs), les plantes puisent dans le sol leur nourriture, mais également tous les polluants qui s'y trouvent actuellement peut-être en plus grandes quantités qu'à d'autres époques.

Morchella vulgaris

Une prudence qui s'impose également avec les champignons car même la morille (Morchella vulgaris) ci-dessus est toxique consommée crue en raison de l'hémolysine qu'elle contient que seules une cuisson longue (15 minutes environ) ou la dessication peuvent faire disparaître.

 Une morille à ne pas confondre avec le gyromitre dit fausse morille : Gyromitra esculenta, qui, malgré son nom spécifique latin signifiant mangeable, bon à manger, comestible, est potentiellement mortel.

Et, à la différence des vaches, dans les prés et les haies, à la lisière des bois mais surtout avec les plantes séchées dans le foin, les chevaux peuvent eux aussi s'intoxiquer avec certaines plantes nocives pour eux.



Mise à jour : août 2017    2005 à 2017  fleursauvageyonne